Essai rétro : La Kawa 500 GPZ ( 1988 - 2002 ) .. " le couteau suisse "

mardi 1er mars 2011
par  Hippolyte Duhameau
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Une petite machine qui fut produite entre 1988 et 2002 et s’est vendue à de nombreux exemplaires. Son succès est encore tel qu’elle est toujours distribuée au Japon et que ses ventes sans atteindre des sommets sont encore plus qu’honorables.

Lorsque j’ai repris la moto en 91 j’ai acquit un 500 GPZ et j’en ai vraiment été content. Facile à prendre en main elle était suffisamment puissante pour recommencer avec son bicylindre en ligne résolument moderne. Les suspensions étaient agréables sur mes petites routes bosselées et suffisamment performantes pour ma conduite qui était un tantinet "sportive".

C’était une moto idéale pour qui avait de petits moyens car elle se trouvait à l’époque à un prix raisonnable et l’entretien ne m’a jamais coûté bien cher ( la révision en général ne dépassait pas les 100 euros). Elle n’usait pas trop les pneus ni les plaquettes de freins, il faut dire qu’avec ses 58 CV ce n’était quand même pas un foudre de guerre. Confortable en duo, elle était une valeur sûre.

C’était vraiment une très bonne moto pour qui voulais débuter ou reprendre et qui recherchait une moto pour se balader le week-end. 

Pourquoi la GPZ ?

J’avais pas mal épluché les catalogues, il me fallait une machine puissante mais pas trop, légère, maniable, suffisamment rapide et surtout peu chère à faire rouler et économique à l’entretien. Après un ou deux essais infructueux, le hasard, qui fait si bien les choses, me fit rencontrer cette 500 GPZ, elle était en bon état, totalement stock et n’avait que 15000 kms au compteur, je l’avais payée à l’époque 16000 Frs, j’ai effectué à son guidon près de 40000 Kms, et quand je l’ai revendue, trois années plus tard et quasiment le prix que je l’avais payée, elle tournait toujours impeccablement.

Je vous en parle aujourd’hui car bien que légèrement démodée la GPZ hante encore nos routes car c’est toujours une machine parfaite pour débuter, homogène, facile à conduire et néanmoins performante. Son petit twin, un peu creux à bas régimes fait toutefois preuve d’une certaine santé en attaquant les 6/7000 tours. Elle peut vous même vous amener à des vitesses illégales (je me souviens avoir pris 200 km/h compteur). Je n’ai pu lui reprocher qu’une tenue de route un peu justette lorsque l’attaque se révèle un peu « bourrin » et un freinage est un peu "limite", et pas des plus endurant lors de nos balades montagneuses.

Une moto polyvalente.

Elle est confortable, la prise en main facile, et comme je l’ai déjà dit la puissance très correcte. La bulle protège bien et permet de faire de longues routes. A l’époque ce n’était pas une moto de moto école car les professionnels la considéraient comme trop sportive et elle était barrée par la Yam Diversion. Le gros avantage de cela était que je n’avais pas eu à faire toute une enquête pour savoir si elle avait subit de nombreux outrages.

Les pannes, désagréments et autres petits ennuis :

Le freinage n’est vraiment pas au top et demande à être amélioré ( voir plus bas !! )

Les suspentes réclament aussi un traitement de faveur et si la moto présente des défauts à cet égard, veillez de suite à rectifier le tir sinon cela peut devenir rapidement problématique .. un joint spy de fourche qui fuit ou un Uni Track complétement mort vont facilement faire ressembler la machine à une épave complètement tordue.

Il n’y a pas le moindre emplacement sous la selle, impossible d’y caler un U et a fortiori une bonne combarde de pluie. Si vous voulez faire de longs trajets vous aurez intérêt de l’équiper d’un petit porte paquet et d’un petit top qui vont malheureusement casser la ligne de la machine.

Le phare, d’une antique génération, éclaire vraiment mal. Vous pourrez essayer toutes les ampoules du marché c’est sa conception même qui fait que la nuit vous devrez baisser de rythme !!

Les rétros ne sont pas assez écartés vous aurez un superbe point de vue sur vos coudes, de plus ils vibrent allègrement à haut régime. A propos de vibrations, lors de la conduite elles sont quand même bien présentes.

Les reposes-pieds passager ne sont pas placés assez bas.

On constatera l’absence de jauge à essence voire même d’un témoin de réserve.

En ville il vous faudra beaucoup jouer de la boîte car le moteur manque vraiment de couple mais n’oubliez pas vous êtes au guidon d’un 500 et même si cette cylindrée était dans les années 80 considérée comme un « gros cube » il a ses limites.

Les GPZ antérieurs à 94 ont subit souvent des problèmes de joint de culasse à cette époque... En effet j’y suis passé et mon joint de culasse a lâché à 35000 km. La réparation va vous couter pas loin de 500 euros !! Les prémices de cette panne récurente : Le vase d’expansion va se vider à la vitesse grand V .. Ne cherchez pas la fuite. Une bonne question à poser si vous envisagez d’en acquérir une.

Le couteau suisse :

Vous voulez vous amuser sur piste à vil prix, pensez donc à cette machine. La hargne légendaire des Kawa est bien présente dans ce petit 500cc. Même si sa tenue de route et son freinage sont aux antipodes d’une machine moderne elle n’est pas avare de sensations et peut à moindre frais devenir bien plus performante. Durcissez légèrement la fourche en mettant des cales sous les ressorts et en changeant l’huile pour de la moins fluide et vous améliorerez le feeling du train avant. Dans la même logique, rehaussez donc la selle de 5 mm pour accentuer le basculement sur l’avant et elle se fera un peu plus constante dans virages serrés. Réglez l’Uni Track à bloc ou fendez vous d’un adaptable ( cela se trouve ) Le freinage peut être grandement amélioré en l’équipant de durites avia et de plaquettes racing. Vous pourrez également remplacer la bulle d’origine par une Airmax plus profilée que vous toucherez à vil prix et éventuellement lui coller un pot 2 en 1 type Devil ou Laser qui va vous donner facilement 6 ou 7 CV de plus sans trop casser les oreilles. Pour le reste ne touchez à rien et faites vous plaisir.

Revue de détails :

La base routière très bonne avec ses généreux tête de fourche et sabot moteur, l’instrumentation est complète, de bonne qualité et agréable à l’œil. La selle est confortable et une solide poignée arrière satisfera votre passager éventuel. La faible largeur du guidon et la finesse de l’engin favorisent le CX et limitent les efforts pour le moteur mais si vous mesurez plus d’1m80 vous aurez un peu l’air d’un crapaud sur une boite d’allumettes toutefois son faible gabarit va vous permettre de la glisser dans le moindre recoin et son poids plume la rends encore plus maniable. Le moteur est un morceau de choix malgré sa faible cylindrée de 500cm3. Il demeure moderne avec son double ACT et son bicylindre en ligne à refroidissement par eau. La plage de régime est étendue et plus souvent sollicitée que sur des motos de plus grosse cylindrée mais c’est ce qui m’a de suite frappé à l’époque, pour moi qui reprenait la moto, ce fut comme si j’avais l’ impression de mieux maitriser la puissance. Son autonomie ( pas loin de 340 km ) et sa consommation ( moins de 5 litres au cent ) sont très intéressantes. Comme la machine s’avère confortable et pas trop fatigante il est facile d’enchainer des étapes de plus de 300 kms sans faire de trop longues pauses. Sa ligne relativement caractéristique et assez unique reste suffisamment jolie et moderne pour être encore d’actualité.

Prix de la casse :

Elle m’a un jour échappé des mains et je me suis vautré, le réservoir venant cogner sur une borne en béton, je sais maintenant qu’un réservoir vaut 750 €. Vous me direz on peut en trouver d’occasion mais ne comptez pas en toucher un à moins de 300 euros. Je ne vous parle même pas du tête de fourche et du sabot qui bien souvent risque d’avoir disparu sur une occase qui a chuté. Les pièces Kawa sont chères il faut le savoir !!

Moralité :

Sans être une machine mythique cette Kawa 500 GPZ a encore de belles années devant elle avant de devenir une antiquité. Si vous cherchez un engin capable de vous transporter tous les jours, qui ne soit pas un véritable poumon, qui vous coute une broutille en assurance, qui consomme un dé à coudre et qui a une ligne indémodable … Allez donc voir du coté des sites spécialisés. Vous en trouverez à un tarif tout ce qu’il y a de raisonnable ... ne rigolez pas j’en ai vu à moins de 1000 euros, et très correctes !!

Pour balader le dimanche, faire un cadeau à madame ou tout simplement éviter que votre permis moto ne se périme faites en les emplettes en toute confiance, vous en connaissez maintenant les qualités .. et les défauts !!

Au fait, je suis en train d’en rechercher une, histoire de revenir aux sources, mais alors à très vil prix !!

Hippolyte Duhameau.




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Commentaires

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samedi 19 juillet 2014 à 22h14 - par  pascal

bonjour j ai un gpz je fait de la piste avec ça tiens vraiment bien si tu a les bons réglages les sliders touche dans presque toutes les courbes certes un peu cours en ligne droite mais dans les virages tu rattrape les autres bonne machine pour débuter v pascal

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